Entretien avec Amine Bensaid Président de l’Université Mundiapolis Casablanca

L’Université Mundiapolis propose 38 filières, toutes accréditées dans 6 pôles d’enseignement. Plus de 90% des lauréats décrochent un emploi dans les 9 mois qui suivent leurs études et 50% dans les 3 mois.

Quel bilan faites-vous de l’année 2016 ?

2016 a été une belle année pour notre université et nous sommes fiers des 205 lauréats de la 17e promotion. La grande majorité d’entre eux, du BAC+3 au BAC+5, a aujourd’hui une double diplomation internationale ou a connu une mobilité internationale (stages, échanges culturels), qui -nous l’espérons- répondent aux besoins et aux attentes des entreprises dans un monde globalisé.

Parmi nos programmes phares, je citerai notre double diplôme BAC+5 de grade Master en science politique avec Sciences Po Bordeaux (2e IEP de France), reconnu par les deux États. Il est unique dans l’enseignement supérieur marocain et en Afrique  et permet à chaque promotion d’étudier 3 ans à Bordeaux et 2 ans à Casablanca. Nous avons également un double diplôme avec l’ENCG-Casablanca (Diplôme d’Université), avec l’Université de Nice-Sophia Antipolis (France), et nous venons de signer une convention avec Auburn University (USA).  Nous avons également lancé un programme en alternance hebdomadaire avec l’entreprise dans le domaine du droit des affaires. Une nouvelle Faculté des sciences de la santé vient d’être créée pour répondre aux besoins de professionnels qualifiés dans les métiers de la rééducation. Nous avons également développé de nouvelles formations d’excellence (BAC+5) dans notre filière ingénierie, notamment en génie civil, génie énergie ou encore l’aéronautique.

Quelles sont les branches les plus plébiscitées à Mundiapolis?

L’Université Mundiapolis propose 38 filières toutes accréditées dans 6 pôles d’enseignement : Sciences de la santé, Ingénierie, Business School, et Sciences politiques, sociales et juridiques. Pour chaque filière, nous commençons par définir les compétences dont devrait disposer l’étudiant en fin de cursus, que nous déclinons matière par matière. Notre ambition étant d’être le meilleur accompagnateur tant pour l’étudiant que pour les entreprises en adaptant notre offre de formation continue, dans le but de bien répondre aux attentes et aux besoins du marché. Dans cette logique, nous avons créé la Faculté des sciences de la santé, le Génie aéronautique, et le Génie de l’énergie et des systèmes électriques.

Cette «Approche par Compétences», inspirée du système d’assurance-qualité orientée-résultats se double d’un cursus appelé Liberal Arts, inspiré du modèle américain, afin de donner à chaque étudiant une liberté d’esprit et sens particulier de la créativité et de l’initiative. Ainsi, 91% de nos lauréats ont un emploi dans les 9 mois qui suivent leurs études et 50% dans les 3 mois.

Pouvez-vous nous parler du programme de soutien à l’étudiant MundiaTawjih ?

Tous nos étudiants prennent part au Programme Mundiatawjih, sous différentes formes. Reconnu par la Banque mondiale comme un best-practice dans la région, il permet à l’étudiant de gérer son employabilité comme un Plan de Marketing Personnel. Ciblant autant les modes de formations par compétences que l’intelligence comportementale, il met à disposition de l’étudiant une pluralité de possibilités d’accroître son employabilité : des séances de coaching personnalisées, des séminaires de développement professionnel, des rencontres avec des professionnels et des journées dédiées à l’employabilité et à l’entrepreneuriat…

Plusieurs écoles ont obtenu récemment la reconnaissance de l’Etat. Cela devrait créer un environnement de concurrence contre Mundiapolis…

Nous sommes engagés dans le processus de reconnaissance de notre Université par l’Etat ; nous travaillons étroitement avec nos collègues au ministère et nous sommes confiants quant à l’issue proche du processus administratif. Ceci viendra enrichir les reconnaissances que nous avons à travers nos doubles diplomations internationales. A noter qu’aujourd’hui 100% de nos programmes sont accrédités. Par ailleurs, nous voyons d’un très bon œil la saine concurrence, en ce sens qu’elle apporte toujours plus de bénéfices pour l’enseignement supérieur marocain.

Je vous rappelle que nous avons récemment rejoint la première alliance panafricaine d’institutions privées. Au Maroc, nous disposions déjà du plus grand nombre de parcours internationaux (21) et nous avons la reconnaissance académique de nos formations par de nombreuses universités internationales et nationales prestigieuses. Cette alliance va nous permettre de renforcer nos échanges académiques et scientifiques et de développer davantage la mobilité internationale vers les pays du Nord.

Notre terrain de compétition se situe plus sur l’employabilité de nos étudiants et leur réussite professionnelle, de ce point de vue-là, nous sommes très bien placés.

Qu’attendez-vous du nouveau ministre pour les réformes à venir ?

Nous espérons du nouveau ministre qu’il apportera tout le leadership et l’organisation dont il a fait preuve durant toute sa carrière pour faire avancer les grands projets de l’enseignement supérieur privé.

Notre attente principale porte sur l’accompagnement pour davantage d’ouverture à l’international et dans le même sens soutenir toutes les initiatives à même de faire converger les systèmes publics et privés vers une base qualitative commune.

Source: La Vie éco